vania adrien sens colporteur de musique
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Echos de paroles et de notes Septembre 2018

AUTOMNE

 

Comme un monde qui meurt écrasé sous son Or,
La Forêt automnale en son faste agonise
Et ses feuilles, comme les pièces d’un trésor,
S’amoncellent sous le râteau fou de la bise.

 

Parmi la langueur des sous-bois, on sent flotter
La même odeur de lente mort et de luxure
Qui vous accable au cœur des trop riches cités :
Tout l’Or de la Forêt s’exhale en pourriture !

 

Mais nous savons que de l’amas de ce fumier
Doit fleurir, en l’élan de la sève prochain

Comme un monde qui meurt écrasé sous son Or,
La Forêt automnale en son faste agonise


Et ses feuilles, comme les pièces d’un trésor,
S’amoncellent sous le râteau fou de la bise.

Parmi la langueur des sous-bois, on sent flotter
La même odeur de lente mort et de luxure


Qui vous accable au cœur des trop riches cités :
Tout l’Or de la Forêt s’exhale en pourriture !

Mais nous savons que de l’amas de ce fumier
Doit fleurir, en l’élan de la sève prochaine,
La gaieté des coucous, la grâce des aubiers,


La douceur de la mousse et la beauté des chênes.

Notre Société ressemble à la Forêt,
Nous sommes en Novembre, et l’Automne est en elle.
O fumier d’aujourd’hui ! plus ton lit est épais
Plus l’Avril sera vert dans la Forêt nouvelle !

 

 

 

Poème de Gaston Couté

Extraits des Saisons

 

 

 

 

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